Préserver

La préservation des eaux souterraines (102 points de captage) et des rivières (Seine et Marne) constitue un enjeu majeur pour l’entreprise. Car plus l’eau sera de qualité dans son milieu naturel, moins les usines de potabilisation devront développer des technologies coûteuses pour traiter les pollutions. L’enjeu est bien d’intervenir en amont du traitement.

Fondée sur une prise en compte des réalités et des besoins locaux, la politique de protection durable des ressources prévoit de maintenir la diversité d’approvisionnement de la capitale en eau potable, tout en limitant la pression sur les ressources et les territoires.

  • Elle propose de restaurer la qualité de la ressource.
  • Elle incite à renforcer le lien entre les acteurs de l’eau, à cultiver la solidarité territoriale et à contribuer au développement local.
  • Elle prévoit enfin d’amplifier les actions de recherche et d’innovation appliquées à la protection des ressources.

Source d'Armentieres

Cette politique se déploie sur trois niveaux d’intervention : le niveau réglementaire avec la protection des captages, le niveau incitatif via des partenariats actifs pour limiter le recours aux pesticides et aux nitrates, enfin le niveau de l’accompagnement au changement, en invitant des partenaires à passer à la gestion écologique des espaces verts ou à l’agriculture biologique.

Périmètre de protection des sources d'Armentières

Pour favoriser la qualité en eau dans le milieu naturel, la loi oblige à définir des « périmètres de protection » autour des zones de captage de l’eau. Dans ce périmètre, toute activité humaine et agricole est strictement contrôlée :

  • sur 850 ha de périmètre de protection immédiat des captages, toute activité est interdite ;
  • sur 350 ha gérés en baux ruraux, une politique de mise en herbe ou de culture biologique est développée.

La protection des aires d’alimentation nécessite en amont une bonne connaissance des sols et sous-sols, des sources et des rivières et, enfin, des risques potentiels de pollution. Les eaux souterraines sont principalement impactées par des contaminations d’origine agricole et industrielle (nitrates et pesticides). L’entreprise a donc conduit des diagnostics, afin de délimiter les aires d’alimentation des captages sur lesquels elle aura à conduire des actions en faveur de la reconquête du milieu naturel. 

Schéma de protection des captages

Cette démarche s’inscrit dans le cadre d’orientations nationales, aux premiers rangs desquelles le Grenelle de l’environnement et le Code de la santé publique qui imposent de définir des périmètres de protection autour des captages. L’entreprise s’est engagée à achever d’ici 2014 l’établissement de ces zones.

Eau de Paris se mobilise pour obtenir les arrêtés d’utilité publique des périmètres de protection des sources. Ce processus administratif permet en effet de réglementer les activités autorisées sur ces zones et de préserver ainsi les eaux souterraines des risques de pollution. 

Les aires d’alimentation des captages totalisent plus de 240 000 hectares.

Eaux de rivière

L’entreprise est partie prenante dans deux programmes, destinés à améliorer la qualité des rivières et soutenus par l’Agence de l’eau Seine-Normandie : Phyt’Eaux Cités et Preri.

  • Phyt’Eaux Cités vise à inciter les collectivités, les golfs, les jardineries et les réseaux de transport à réduire ou à arrêter leur usage de produits phytosanitaires. Les zones concernées sont les bassins de l’Yvette, de l’Orge et de la Seine.
  • Le projet Preri a quant à lui pour objectif de prévenir les risques à proximité de la Seine et de l’Yerres (au sud de Paris) par une identification et une surveillance des sites potentiellement dangereux, via une prise en compte des rejets agricoles, domestiques et industriels à l’échelle de l’aire d’alimentation.

Eaux souterraines

Aujourd’hui, Eau de Paris accompagne les agriculteurs dans le développement d’une agriculture garante de la restauration de la qualité des eaux dégradée par les nitrates et durable pour l’agriculteur.

Plus de 140 agriculteurs sont engagés aux côtés d’Eau de Paris pour réduire de façon importante les quantités de nitrates et de pesticides dans les cultures.

Par ailleurs, depuis 2000, Eau de Paris s’engage dans des pratiques de gestion des espaces favorables au développement de la biodiversité sur les périmètres sourciers et les aqueducs.

Flambé

Eau de Paris entreprend en 2013 l’élaboration d’une stratégie en faveur de la préservation de la biodiversité, s’appuyant notamment sur la restauration de continuités écologiques à travers la constitution d’une trame verte et bleue.

Des actions en faveur de la biodiversité :

  • Un entretien de l’ensemble des espaces sans aucun traitement chimique (« zéro pesticide »).
  • Des fauches retardées et une valorisation de zones humides sur les périmètres (recréation de roselières par exemple).
  • Le développement d’habitats pour accueillir une forte diversité de faune et de flore (bois, zones de lisières, prairies, roselières, vergers ...).
  • La création de haies végétales.
  • La création de bandes « abris », refuges contre les prédateurs, abris contre les intempéries, nutriments et repères pour la nidification, sur les berges du canal des Ormes.
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