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Quelle que soit son origine, l’eau qui coule des robinets respecte strictement les normes sanitaires et est bonne à boire par tous, depuis les enfants en bas à âge jusqu'aux personnes âgées. Ceci est possible grâce à un processus de traitement qui utilise des techniques inspirées par la nature. 

Sources_d_Armentieres

Eau de Paris dispose de 102 points de captage d’eaux souterraines et de deux points de prélèvement des eaux de rivière : la Seine et la Marne. La majorité des prélèvements souterrains émane d’émergences naturelles, ce qui n’a pas d’incidence sur le niveau des nappes phréatiques. Les sources les plus lointaines se trouvent en Normandie et en Champagne-Ardennes (Aube), la plus éloignée se situant à environ 150 km de la Capitale, vers Sens.

Les eaux pompées dans la Seine et la Marne le sont en amont de Paris. L’eau brute n’étant pas naturellement potable, Eau de Paris développe des traitements adaptés et, dans le même temps, poursuit des actions de protection durable de la ressource. 

Aqueduc de la Vanne

Quatre aqueducs, totalisant 470 kilomètres, assurent le transport des eaux souterraines jusqu’aux réservoirs parisiens : aqueduc du Loing, de la Vanne, de la Voulzie et de l’Avre. Les eaux souterraines sont acheminées de façon gravitaire, c'est-à-dire sans consommation énergétique. 72 heures sont nécessaires aux eaux issues de la source la plus éloignée, Armentières, en Champagne-Ardennes (Aube), pour atteindre Paris. Depuis leur prélèvement dans le fleuve, les eaux de surface mettent une dizaine d’heures pour rejoindre les réservoirs parisiens.

Les eaux souterraines viennent d’eaux de pluie qui s’infiltrent dans la terre jusqu’à ce qu’elles rencontrent une couche imperméable. Elles forment alors une nappe souterraine. Les différentes couches de sable, de gravier ou de roche que l’eau traverse servent de filtres. C’est pourquoi les eaux de sources de Provins, déjà clarifiées par le sous-sol, ont besoin d’un traitement complémentaire pour éliminer les pesticides et devenir ainsi potables. Les eaux d’origine souterraine prélevées dans le milieu naturel sont traitées, pour partie à la source et, pour partie, aux portes de Paris, afin de les rendre potables. Un traitement de ces eaux s’impose pour éliminer la présence de pesticides et de leurs produits de dégradation, comme la déséthylatrazine.

Quatre usines ont ainsi été construites à Sorques (77), Longueville (77), Saint-Cloud (92) et l’Haÿ-les-Roses (91) entre 2004 et 2009.

  • Pour les eaux du Loing-Lunain (Sorques) et de la Voulzie (Longueville), le traitement consiste en une filtration sur charbon actif en grains.
  • Pour les eaux de la Vanne (l’Haÿ-les-Roses), après une première étape de décantation dans le cadre de laquelle est ajoutée du charbon actif en poudre, l’eau est ultra filtrée sur membrane.
  • Pour les eaux de l’Avre (Saint-Cloud), du charbon actif en poutre est ajouté avant l’étape d’ultrafiltration sur membranes. 

Engagée depuis des années dans des actions de réduction des pollutions, Eau de Paris a choisi d’intensifier sa politique de protection des ressources en eau plutôt que de traiter les nitrates. L’ensemble des eaux qu’elle prélève dans le milieu se situe en deçà de sa norme sanitaire et le mélange des eaux permet de garantir une teneur moyenne de 30mg/L à l’arrivée à Paris.

Les eaux de rivière ne sont pas filtrées par la nature avant d’être captées et font donc l’objet d’un traitement de potabilisation différent, exigeant des savoir-faire technologiques très perfectionnés.

Les deux usines d’Orly sur la Seine et de Joinville sur la Marne, réalisent la potabilisation de l’eau en quelques heures seulement à travers deux étapes :

  • Étape 1 : La clarification est assurée par décantation et ou filtration. L’eau est ainsi débarrassée de ses particules. À Joinville, les filtres à sables sont dits biologiques du fait de la faible vitesse de filtration qui favorise l’activité biologique qui contribue à l’élimination des particules. La possibilité d’accélérer les phénomènes de filtration, notamment à Orly, permet à Eau de Paris de garantir la fourniture des quantités d’eau nécessaires aux besoins des consommateurs quelles que soient les circonstances.
  • Étape 2 : L’affinage permet d’éliminer des eaux traitées les dernières bactéries, virus, pesticides et autres pollutions de l'environnement.

Afin de garantir leur qualité pendant le transport jusqu’au robinet des usagers, toutes les eaux sont chlorées après avoir été traitées. Tout au long du parcours, des points de surveillance permettent de s’assurer de la qualité de l’eau et de la renvoyer au milieu naturel dans l’éventualité d’une pollution accidentelle.