Patrimoine

Assurer le service public de l’eau et préserver à long terme la qualité des eaux, c’est aussi protéger, surveiller, entretenir et valoriser son patrimoine, qu’il soit industriel ou naturel. Eau de Paris gère l’ensemble des biens nécessaires à la production et au transport de l’eau tels que les captages et leur périmètre de protection, les usines de relevage et de traitement, les aqueducs, les réservoirs de stockage, les galeries et les canalisations.

La Seine est au cœur de la capitale. Paris est née et s'est développée grâce à l'eau. L'eau et la Seine ont d’ailleurs donné à Paris sa devise "fluctuat nex mergitus" et son blason avec le bateau des Nautes.

Les dates clés

  • De l’antiquité au XIXe siècle : L’eau est pour l’essentiel puisée directement dans la Seine.
  • Entre 1854 et 1860 : Georges Eugène Haussmann, préfet de la Seine, obtient du Conseil de Paris qu’il vote un vaste programme d’alimentation en eau de Paris et d’évacuation des eaux usées. Il en confie la réalisation à Eugène Belgrand, qu’il nomme directeur du service de l’eau. Ce projet implique des travaux titanesques : construction des aqueducs, des réservoirs, du réseau de conduites d’eau potable… Il est à l’origine d’une grande partie du patrimoine encore géré aujourd’hui par Eau de Paris.
  • 1984 : La Mairie de Paris décide de confier la distribution (entretien des réseaux, facturation et recouvrement), par un contrat d’affermage de vingt-cinq-ans), à deux entreprises privées : Compagnie des Eaux de Paris, filiale du groupe Veolia pour la rive droite et la société Eau et Force Parisienne des Eaux, filiale du groupe Suez pour la rive gauche.
  • Février 1987 : Le Maire de Paris décide la création d’une Société d’Économie Mixte, pour assurer la production de l’eau potable : la Société Anonyme de Gestion des Eaux de Paris (SAGEP). Le capital est détenu à 70% par la Ville de Paris, à 14% par la Lyonnaise des Eaux, à 14% par la Compagnie Générale des Eaux et à 2% par des sociétés municipales. Elle prend le nom d’Eau de Paris le 1er janvier 2005.
  • 24 novembre 2008 : Le Conseil de Paris décide de remunicipaliser le service de l’eau. Il crée à cet effet un établissement public à caractère industriel et commercial (EPIC).
  • Mai 2009 : Le nouvel EPIC Eau de Paris se substitue à la SEM EAU DE PARIS pour la production et le transport de l’eau.
  • Janvier 2010 : Eau de Paris devient l’opérateur municipal du service public de l’eau dans la capitale, en assurant également la distribution.

Le patrimoine parisien représente 102 points de captage, 850 hectares de périmètres de protection, 24 périmètres sourciers, 470 kilomètres d’aqueducs, 4 usines de traitement des eaux souterraines et 2 usines pour les eaux de rivière, 5 réservoirs, 1 990 kilomètres de conduites d’eau potable, 5 puits à l’Albien, plus de 1 200 fontaines publiques… Dans son ensemble il a été construit à la fin du XIXe siècle et au cours des 50 dernières années.

LES FONTAINES À PARIS

Avec plus de 1 200 fontaines et points d’eau potable d’époques et de styles différents, Paris dispose d’un patrimoine singulier, mais trop souvent méconnu. Les fontaines à boire allient ingénierie, architecture, sculpture et urbanisme, un art complet et citadin, qui témoigne de l’histoire de Paris, de sa population, de la difficulté chronique et historique à approvisionner la capitale en eau de qualité.

Découvrez l’histoire et les spécificités des fontaines à boire !

Poings d’eauMillénaireAlbienPétillanteArceauWallace

Aqueducs, des chemins pour l’eau

Eau de Paris assure la gestion et l’entretien d’un réseau d’aqueducs qui totalisent 470 km de linéaires et dont les trois principaux sont La Voulzie, La Vanne et l’Avre. Ces ouvrages d’art monumentaux, qui sont paradoxalement peu visibles, transportent  quotidiennement plus de la moitié de l’eau potable fournie aux Parisiens.

DES OUVRAGES ANCIENS D'UNE GRANDE MODERNITÉ 

À Paris et dans sa région, depuis la lointaine époque des Romains, plusieurs aqueducs ont été construits au fil des siècles. Certains ne sont plus que des vestiges témoignant de leur époque, d’autres sont encore en service. 

  • À la fin du XVIe siècle, Paris est en expansion, la ville grandit anarchiquement autour de son centre fortifié. Les 350 000 Parisiens ne bénéficient pas d’une eau de qualité. Des recherches sont menées sous le règne d’Henri IV pour retrouver et restaurer l’aqueduc romain de Lutèce. Sa réutilisation s’avère finalement impossible car il est trop dégradé. Après l’assassinat du roi par Ravaillac en 1610, sa veuve Marie de Médicis, régente au nom de leur fils, le futur Louis XIII, fait construire un nouvel aqueduc pour alimenter des fontaines publiques sur la rive gauche, et les jardins de son palais du Luxembourg. Cet aqueduc est aujourd’hui appelé "Aqueduc Médicis", dont on a célèbré le quatre-centième en 2013.
  • Au XIXe siècle, l’hygiène sanitaire devient une pratique quotidienne. C’est une époque de grands travaux d’infrastructures : canaux, égouts, voies ferrées, routes, bâtiments prestigieux et aqueducs. Les techniques s’industrialisent. Les outils sont de plus en plus performants. Les chantiers disposent d’une main d’œuvre abondante et bon marché. Des aqueducs modernes sont construits en utilisant le savoir-faire technique des ingénieurs et de nouveaux matériaux. C’est le cas de la fonte, qui permet de fabriquer des conduites beaucoup plus grandes et résistantes.
  • Entre 1836 et 1866, Paris passe de un à deux millions d’habitants. La construction des nouveaux aqueducs parisiens est due à un ingénieur novateur, Eugène Belgrand (1810-1878). Dans le cadre des grands travaux engagés par le préfet Haussmann à Paris, il développe et modernise le réseau d’eau de la capitale. Pour offrir aux Parisiens une eau de grande qualité, il est décidé de capter des sources loin de Paris, jusqu’à 150km au-delà de la capitale. Les eaux sont acheminées jusqu’aux portes de Paris par deux aqueducs : la Dhuis (1863-1865) et la Vanne (1866-1874).


Trois autres aqueducs sont construits après le décès d’Eugène Belgrand: l’Avre (1890-1893) et le Loing (1897-1900). Prévu en 1884 mais retardé jusqu’après la guerre de 1914-1918, le dernier aqueduc du réseau parisien, celui de la Voulzie, est terminé en 1925. Ces trois aqueducs acheminent encore aujourd’hui la moitié de la consommation d’eau potable des Parisiens (478 000 m3 par jour en moyenne, en 2013).

  

UNE GESTION INFORMATISÉE ET AUTOMATISÉE 

La gestion des 470 km de linéaires du réseau d’aqueducs parisiens passe par un système automatisé, sécurisé, qui fonctionne 7j/7. Aujourd’hui le suivi du réseau d’aqueducs est géré en temps réel par le Centre de contrôle et de commande d’Eau de Paris (CCC). Dans ce lieu très sécurisé, de nombreux écrans de surveillance diffusent en continu les informations du réseau d’eau de la capitale. Elles concernent notamment le débit, la pression dans les canalisations qui permet l’arrivée de l’eau à tous les étages des immeubles d’habitation, ou encore le niveau de remplissage des réservoirs. Les agents du CCC assurent ainsi l’approvisionnement en eau en continu de la capitale. C’est le seul service d'Eau de Paris qui nécessite une présence 24/24. Toute la difficulté est d'agir en temps réel sur l'ensemble du parcours de l'eau : du captage au robinet. 

ATTENTION TRAVAUX !

Entretenus et améliorés, les ouvrages du XIXe siècle acheminent encore l’eau potable dans les villes au XXIe siècle. Construits entre 1870 et 1924, les aqueducs font l’objet chaque année de réhabilitation, à l’issue de diagnostics portant sur leur état intérieur et extérieur, réalisés par les équipes de l’entreprise. Ces interventions permettent d’éviter les fuites et les ruptures de canalisations et de sécuriser l’alimentation de Paris en eau potable.

Pour entretenir les conduites difficiles d’accès, le service Mécanique d'Auscultation des Conduites d’Eau de Paris a inventé des outils spécifiques d’auscultation et de connaissance de l’état du réseau, qui mêlent la mécanique et l’électronique. Des campagnes d’auscultation sont menées régulièrement. Elles permettent de tester la résistance des conduites tous les cinq mètres environ, de repérer d’éventuels problèmes et d’organiser les travaux.

LA GESTION ÉCOLOGIQUE DES AQUEDUCS

Les aqueducs participent également à la préservation de la biodiversité. 80% des 470 km d’aqueducs qui alimentent Paris en eau sont composés d’une large bande enherbée permettant à de nombreuses espèces animales et végétales de vivre et de se déplacer. Pour préserver la diversité écologique de ces espaces, Eau de Paris y a exclu tout usage de pesticides, et les entretient comme des prairies naturelles. Une seule fauche est réalisée chaque année à deux dates différentes : la première vers mi-juin pour la bande centrale, la seconde en septembre pour les côtés (ou inversement).  Des espèces classées très rares en Ile-de-France ont notamment été identifiées sur l’aqueduc de la Vanne en forêt de Fontainebleau et répertoriées par le Conservatoire botanique national du bassin parisien.Aider à la préservation de la biodiversité Les espèces végétales et animales mangent, dorment, se reposent et se reproduisent en divers lieux. Elles empruntent donc des voies qui leur sont propres pour assurer leur survie. Or ces voies sont détruites par la construction des villes, des routes et autoroutes ou par la progression des terres agricoles. Les aqueducs, qui constituent des espaces naturels continus sur plusieurs dizaines de kilomètres, peuvent devenir de nouvelles voies de circulation pour ces espèces et même des zones de refuge où elles se développent. C’est ce que l’on appelle les Trames vertes et bleues.

Créé en 2008, le programme des Parcours de l’eau offrait un autre regard sur l’histoire de l’eau à Paris mais également sur l’eau potable et non potable produite et distribuée dans la capitale. Organisé par Eau de Paris et avec, au fil des ans, l’aide de multiples partenaires :

Ces parcours permettaient aux visiteurs d’aller à la rencontre d’un patrimoine industriel et hydraulique exceptionnel et de métiers méconnus.

Eau de Paris remercie l’ensemble des 25 000 participants, associations et partenaires qui ont permis à ce programme de perdurer sur huit années et vous donne rendez-vous prochainement pour de nouvelles aventures inédites sur les traces de l’eau à Paris et dans la Métropole !

Venez à la découverte des sites d’Eau de Paris…

Dans le cadre de sa mission d’information et de sensibilisation, Eau de Paris proposera prochainement des visites guidées de ses installations. Ces visites s’adressent principalement aux entreprises, collectivités, scolaires et associations.

En attendant, certains sites sont ouverts à titre exceptionnel lors des journées du patrimoine, du festival de l’Oh, de Paris Face Caché, de la fête des vendanges ou des Parcours de l'eau... Surveillez la rubrique Evénements !

Les fontaines "Poings d’eau" de Pascale Marthine Tayou

Au-delà d’une habitude de consommation, les fontaines font partie du paysage urbain. L’accès à l’eau à domicile a fait perdre aux fontaines leur dimension sociale au profit d’une dimension essentiellement décorative. Pourtant, elles continuent à fasciner et à jouer un rôle au croisement du social et du symbolique. Elles sont un espace public autour duquel continue à se tisser du lien social, même si la nature de ce lien a changé. L’artiste Pascale Marthine Tayou a imaginé et conçu cinq modèles de fontaines d’eau potable en fonte, chacune différente, constituant ainsi une œuvre contextuelle et relationnelle. Disséminées le long du boulevard Davout, au nord et au sud de la station Porte de Montreuil du tramway 3b, elles ont été installées dès octobre 2012.

De l’art le long du T3

L’œuvre de Pascale Mathine Tayou s’inscrit dans le cadre des interventions artistiques prévues sur le parcours du tramway T3 de la porte d’Ivry à la porte de la Chapelle : 19 projets se matérialisent sur les 14,5 kilomètres du nouveau tronçon. Les projets sélectionnés invitent les riverains à s’approprier les œuvres implantées dans l’espace public. Les Poings d'eau sont une commande publique, l'une des œuvres réalisées dans le cadre du prolongement de la ligne 3 du tramway parisien, en partenariat avec Eau de Paris.

Les statuettes des fontaines représentent des sapeurs africains. La SAPE (Société des Ambianceurs et des Personnes Elégantes) est apparue au Congo – Brazzaville dans les années 70. Elle emprunte les codes vestimentaires du dandysme anglais et de l’aristocratie française du XIXe siècle. Plus qu’une simple mode, le mouvement de la SAPE révèle une quête identitaire, une volonté de reconnaissance sociale. Elle reflète aussi l’influence de la figure du colon encore aujourd’hui en Afrique. Les cinq fontaines sont posées sur le trottoir sur un socle en forme de disque coloré et ouvragé. Elles sont mises en marche par le bouton poussoir d'un robinet, situé au niveau du nombril de l'un des personnages. L'eau s'écoule par un point sortant horizontalement des statues.

« Le concept des fontaines Poings d'eau est un projet vital et urbain pour rafraîchir tous flâneurs assoiffés sur le sentier battu ! Il doit stimuler le relationnel humain, le bienvenu chez moi. Je souhaite que ce projet puisse contribuer à nouer des liens entre nos différents points de vue face à notre histoire en construction. » Pascale Marthine Tayou

Pour en savoir plus…

Danse de la fontaine émergente Chen Zhen (13e)

Commande publique de la Ville de Paris,  « La danse de la fontaine émergente » est la dernière œuvre importante de l’artiste plasticien franco-chinois Chen Zhen. Cette fontaine d’eau non potable est située place Augusta-Holmes, rue Paul-Klee, dans le quartier Seine Rive Gauche du 13ème arrondissement de Paris, au pied de l’usine d’eau non potable d’Austerlitz gérée par Eau de Paris.

Le projet a été lancé en 1999 dans le cadre de l’aménagement urbain de la ZAC Seine Rive Gauche. L’artiste meurt en 2000 alors que son œuvre est à l’état d’esquisse, la Ville de Paris relance donc le projet dès 2001 qui est finalisé par son épouse et collaboratrice Xu Min. L'œuvre, financée par la Ville de Paris et le ministère de la Culture a été réalisée par la SEMAPA (Société d’étude, de maitrise d’ouvrage et d’aménagement parisienne). Elle est inaugurée le 12 février 2008 en présence de Xu Min.

Une œuvre qui symbolise les liens unissant Paris à la communauté asiatique

Souhaitant symbolisé l’énergie de l’eau puisée dans la Seine pour alimenter la ville, l’artiste a imaginé un dragon stylisé de grand gabarit, mi-transparent mi-opaque, dans lequel l’eau circule à haute pression. En l’occurrence, l’eau qui y circule est de l’eau non potable, produite par une usine souterraine ! La première partie du dragon émerge du mur de l'usine souterraine et est opaque. Le corps de l’animal mythique est stylisé en bas-relief sur l’immense portail noir du bâtiment industriel et semble sortir du mur juste avant de pénétrer dans le sol. Les deux autres parties prennent la forme de tubes transparents en arc de cercle, munis d'écailles sur leur partie supérieure. Le corps du dragon semble émerger du sol avant d'y retomber. La tête du dragon n'est pas figurée.

De l'eau sous haute pression circule à l'intérieur de ces deux parties, mise en valeur par un éclairage de teinte variable. Ce dragon, insaisissable, est constitué d’acier et de verre et parcouru de lumières et d’une eau puissante, canalisée par un système hydraulique haute pression (80 m3/h). Il puise sa force symbolique dans la poésie de l’eau mêlée à la lumière, orienté selon un axe nord-ouest/sud-est propice, entre Seine (Yin) et soleil (Yang).

Chen Zhen (1955-2000) est un artiste franco-chinois. Né à Shanghai et se tournant à l'origine vers la peinture, il intègre l'Académie des beaux-arts de Paris en 1986 et se tourne vers les installations. Xu Min était son épouse et sa proche collaboratrice.

Découvrez la fontaine en vidéo !

La légende de « L’homme d’eau » de Patrick Corillon

En octobre 2012, à l’occasion de la 11ème édition de Nuit Blanche, Eau de Paris et l’artiste Patrick Corillon ont mis en scène l’eau parisienne à travers la légende de "L’homme d’eau". L'installation artistique créée pour la Nuit Blanche se présentait sous la forme de deux tours qui se faisaient face, des châteaux d'eau composés de citernes d’Eau de Paris qui étaient visibles place Baudoyer, face à la mairie du 4ème.

Des verres d’eau de Paris recyclables furent distribués aux visiteurs de la Nuit Blanche qui prenaient connaissance de l'incroyable légende de l'homme d'eau et de la chanson de l'homme d'eau gravées dessus et découvraient grâce à de multiples indices des fragments de cette légende. L'homme d'eau, à la recherche de sa mère, apparaît et disparaît à des siècles différents…

        

« Le projet s'articule autour de l'histoire de l'homme d'eau, présentée comme une vieille légende parisienne, une légende qui remonte pratiquement aux origines de la cité. J'imagine une légende qui s'appuie à la fois sur l'aspect mythique et quotidien de l'eau. Sur sa présence essentielle et en même temps sa banalisation dans la vie de tous les jours. » Patrick Corillon

Commissaire de l’opération : C Art Partners

La sculpture « Tchaïkovski » de Claude Levêque

Tchaïkovski est une œuvre de l'artiste français Claude Lévêque. Elle a été installée en 2006 dans le cadre de la création de la ligne 3 du tramway d'Ile-de-France, actuelle ligne 3a. Elle est installée sur un bâtiment à l'intersection du boulevard Jourdan et de l'avenue David-Weill, entre les deux parties de la cité universitaire de Paris dans le 14ème arrondissement de Paris.

Cette dernière est composée d’une sorte de « diadème » formé par quatre grand panneaux d'inox poli miroir placés sur le toit d'un bâtiment dit Pavillon de la Porte d’Arcueil et géré par Eau de Paris. Ils sont installés sur le toit rectangulaire du bâtiment, légèrement inclinés vers l'extérieur afin que les mouvements de l'environnement qui les entourent y soient réfléchis. Ces quatre panneaux mesurent 4,30 m de large. Deux des panneaux mesurent 18,70 m de long, les deux autres 7,30 m de long. Le métal ondulé, embouti manuellement et fortement réfléchissants est traité à la manière d’une surface liquide, un plan d’eau scintillant de mille reflets. Cette image inversée se joue des lois de l’apesanteur. Le miroitement de ce « lac aérien » change sans cesse au gré des déplacements du tramway des piétons ou de la course des nuages.Cette œuvre incite le passant à s’interroger sur ce bâtiment atypique, porte d’accès sur un univers souterrain mystérieux.

   

Le Pavillon de la porte d’Arcueil est un édifice parisien réalisé vers 1930. Autrefois poste de chloration de l’eau avant son stockage dans le réservoir de Montsouris, il contrôle aujourd’hui l’arrivée des eaux souterraines acheminées jusqu’à Paris par l’aqueduc du Loing. C’est le seul endroit à Paris où l’on peut voir de l’eau potable acheminée par aqueduc.