Ici-bas, les égouts de Paris

 

Jusqu’au 20 mai 2016, Eau de Paris présente au Pavillon de l’eau « Ici-bas, les égouts de Paris », une exposition basée sur le travail de la photographe Sélène de Condat. Créée par la direction de la Propreté et de l’Eau de la Ville de Paris, cette exposition, enrichie par Eau de Paris, permet, à travers une trentaine de clichés en noir et blanc et en couleur, de découvrir des visages d’individus passionnés par leur métier tout en s’informant sur l’histoire et le fonctionnement des égouts de Paris.

 

Paris peut s’enorgueillir de posséder un remarquable réseau d’eau hérité de l’époque haussmannienne. En particulier, le réseau d’assainissement de Paris, un ouvrage urbain unique au monde, n’a pas beaucoup changé depuis les grands travaux du Baron Haussmann. S’il a transformé le visage de Paris, ce réseau est encore aujourd’hui d’une qualité technique remarquable. Des fibres optiques côtoient désormais des canalisations d’eau potable et non potable plus que centenaires.

Aux côtés des agents de l’entreprise publique Eau de Paris, qui délivre chaque jour une eau potable d’excellente qualité aux robinets et aux fontaines publiques, il n’y a pas moins de 258 égoutiers qui œuvrent en aval de la consommation d’eau à Paris. Eau de Paris a souhaité mettre en valeur ces femmes et ces hommes en présentant au Pavillon de l’eau « Ici-bas, les égouts de Paris », une exposition à la fois historique et actuelle réalisée à partir du travail photographique de Sélène de Condat.


RENDRE HOMMAGE AUX TRAVAILLEURS DE L'OMBRE

Pour entretenir ce patrimoine, les égoutiers parisiens parcourent quotidiennement 2 500 km de canalisations installées dans les sous-sols et s'assurent que les eaux usées s'acheminent sans encombre vers les stations d'épuration situées en banlieue.

L’exposition «  Ici-bas, les égouts de Paris » rend hommage à ces travailleurs de l’ombre. À travers une trentaine de clichés actuels en noir et blanc, découvrez les visages de ces femmes et de ces hommes passionnés par leur métier. Dotés d’un équipement leur permettant d’évoluer dans un milieu difficile et de se mouvoir dans des conditions de sécurité drastiques, les égoutiers sont venus humaniser l’image de ce monde à part et invisible. La photographe Sélène de Condat est allée à leur rencontre durant six mois. Dans cette obscurité, son regard a « cherché l’Homme et son travail comme pour conjurer cette étrange impression de (se) retrouver dans un non-lieu où même le temps est absent, mais où les hommes sont omniprésents par leurs gestes et par leurs rites ». 

Une exposition présentée par Eau de Paris au Pavillon de l’eau du 7 avril au 20 mai 2016.

 

Photographie : Descente dans l'égout, Paris, 1911, © Jacques Boyer / Roger-Viollet, n° d’inventaire : BOY-3685