Topique-eau non potable

/!\ L'exposition ne sera pas visible du 9 au 23 juin inclus /!\

Du 13 février au 29 septembre 2017, venez découvrir l’exposition « Topique-eau non potable » qui présente un ensemble de dispositifs urbains conçus par la designer Isabelle Daëron, pour une ville plus durable.

La ville que nous habitons aujourd'hui est fondée sur une connexion aux réseaux. Façonner un lieu pour le rendre habitable signifie le relier aux réseaux qui fournissent eau, énergie, chaleur, et ce faisant, peu à peu se protéger de l’extérieur, s’extraire du milieu. Peut-on dès lors imaginer de nouvelles relations aux flux naturels ? Comment concevoir de nouveaux objets capables de nous connecter à notre environnement ? Ces questions marquent le point de départ d'une recherche sur l’usage des flux naturels par la designer Isabelle Daëron.

Une exposition qui revalorise le réseau d’eau non potable parisien…

Dans la seconde partie du XIXe siècle, la ville de Paris se dote d’un double réseau d’eau : l’eau potable, destinée à la consommation humaine, et l’eau non potable, prélevée dans la Seine et dans le canal de l’Ourcq, utilisée pour l’arrosage des espaces verts et l’entretien de la ville.

Après une conférence de consensus initiée en 2009 sur le devenir de ce réseau, le Conseil de Paris a approuvé son maintien puis voté le schéma directeur de l’eau non potable en 2015.

Au programme, la consolidation du réseau, qui constitue un atout de la ville durable et la diversification des usages.

Initiée en 2009, cette recherche s’intitule Topiques. Isabelle Daëron a choisi le mot "Topique" pour nommer une typologie d’objets autonomes. L'objectif de cette recherche est de concevoir un ensemble de dispositifs urbains proposant de nouveaux usages des flux naturels et des énergies alternatives.

L’exposition Topique-eau non potable exposée au Pavillon de l’eau par Eau de Paris fut réalisée en 2016 grâce au programme de mécénat culturel Audi talents awards et porte sur la revalorisation du réseau d’eau non potable de la Ville de Paris.

…à travers trois usages concrets de l’eau non potable

Le bassin filtrant et les chantepleures - Ce dispositif a été conçu pour utiliser l’eau non potable dans les jardins collectif. Il filtre l’eau grâce à un procédé de phytorestoration (filtration par les plantes) développé par l’entreprise Phytorestore. Une fois filtrée, l’eau peut être acheminée jusqu’aux plantes grâce à des chantepleures. Le chantepleure est l’ancêtre de l’arrosoir. Il a la particularité de se remplir par le dessous, une manière d’esquisser une gestuelle propre à l’usage de cette eau de Seine. Cet objet a été redessiné pour l’occasion et produit en petite série par rotomoulage.

 

La bouche de rafraîchissement - Face aux épisodes de canicule de plus en plus fréquents et au phénomène des îlots de chaleur, l’eau non potable peut être utilisée pour rafraîchir l’espace public. Comme les bouches d’arrosage ou de lavage présentes dans la rue, la bouche de rafraîchissement est reliée au réseau d’eau non potable et peut être ouverte avec une clef par un agent de la ville.

 

 

La borne de nettoyage - Aujourd’hui n’importe quelle copropriété parisienne peut demander un raccordement au réseau d’eau non potable. Pour autant, aucun dispositif adapté n’existe pour distribuer cette eau et signifier sa spécificité. En effet, les risques sanitaires relatifs à l’eau non potable nécessitent d’empêcher toute confusion avec une eau potable. Destinée aux parties communes d’immeubles, la borne de nettoyage répond à cet enjeu en mettant à disposition des habitants de l’immeuble, un seau de 8 litres. Ce dernier se remplit grâce à une pédale située en partie basse de la borne.

 

Le saviez-vous ?
Le chantepleure est l'ancêtre de nos arrosoirs.