22-07-2020

Le virus à nouveau détectable dans les eaux usées

Des relevés effectués fin juin montrent la présence du génome du SARS-CoV2 dans les eaux usées à un niveau faible. Ces données indiquent que le virus est toujours là mais appellent une analyse plus complète. 

Signe que le virus circule encore dans la région parisienne, les prélèvements effectués dans les eaux usées démontrent la présence de faibles traces du génome de SARS-CoV-2 depuis fin juin, sur certains points de suivi localisés de Paris et la région parisienne, alors que le virus n’était plus détectable depuis la mi-mai dans plusieurs stations d’épuration d’Ile de France. 

Des résultats à creuser

Cette augmentation ne permet cependant pas à ce stade de tirer des conclusions sur le nombre de personnes infectées. Des travaux de recherche sont en cours dans le cadre du projet OBEPINE, en relation avec les autorités de santé, pour mieux comprendre les liens entre ces résultats et la quantification de la circulation du virus.

Le fruit d’une surveillance nationale

Ces relevés ont en effet été réalisés dans le cadre d’un réseau national de surveillance du SARS-CoV2 dans les eaux usées OBEPINE, Observatoire EPIdémiologique daNs les Eaux usées, menés par des équipes de recherche et d’opérateurs publics et privés. Eau de Paris y contribue depuis sa création. Car si l’entreprise publique ne s’occupe pas du traitement des eaux usées, son laboratoire de recherche et développement a développé une expertise importante sur les liens entre virus et eau.

 

A propos du projet Obépine

Le projet OBEPINE a été missionné par le ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation pour mettre en place ce réseau de surveillance. Ses membres :

  • Eau de Paris, Laboratoire R&D
  • Sorbonne Université : Laboratoire Jacques-Louis Lions, Institut Universitaire de France, INSERM, Centre de Recherche Saint-Antoine et CNRS
  • Institut de Recherche Biomédicale des Armées Laboratoire Microorganismes, Génome et Environnement (LMGE), CNRS-Université Clermont Auvergne à Clermont-Ferrand
  • Laboratoire de Chimie Physique et Microbiologie pour les Matériaux et l’Environnement (LCPME), CNRS-Université de Lorraine à Nancy
  • Le laboratoire Santé environnement et microbiologie de l’Ifremer à Brest

 

 

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