07-12-2016

Recherche et développement : une exigence de long terme et de partage

L’installation d’un nouveau comité scientifique

La régie vient de réunir son nouveau comité scientifique composé de personnalités reconnues dans leurs domaines d’expertise et issues du monde scientifique (CNRS, Universités, AP-HP, INRA…). Ce comité est une instance collégiale de présentation des activités de recherche menées à Eau de Paris, et de débat sur des sujets d’actualité intéressant les domaines d’expertise de l’entreprise publique.

Le premier laboratoire public de recherche sur l’eau potable en France

Véritable incubateur de la politique de R&D de l’entreprise publique, le laboratoire d’Eau de Paris est structuré en deux grands types d’activité : la surveillance de la qualité de l’eau et la recherche. Dans le cadre de son programme de recherche, Eau de Paris cherche en particulier à développer des méthodes de détection plus rapides et plus fiables de substances chimiques ou d’agents biologiques pour améliorer la sécurité sanitaire des eaux distribuées.


Chercheurs du laboratoire d'Eau de Paris devant une rampe de filtration
©Emile Luider - Inner France

Le comité scientifique a ainsi pris connaissance des travaux de recherches s’appuyant sur de nouvelles technologies de détection des micropolluants ou sur méthodes de biologie moléculaire de pointe qui permettent de mieux appréhender la biodiversité microbienne dans les réseau d’eau. Le rôle essentiel des amibes, présentes dans tous les réseaux d’eau, dans la protection et la diffusion des bactéries a pu être étudié. Ces travaux ont reçu le prix de l’ASTEE 2016 à l’occasion du 95e congrès de l’association en juin dernier. Ce prix récompense l’excellence scientifique de ces travaux et l’importance des résultats auprès des acteurs de l’eau.


Cible recueillant les échantillons avant insertion dans la chambre à vide du MALTI-TOF pour analyse
©Eau de Paris

Innovation et optimisation

Eau de Paris s’inscrit dans une démarche permanente d’innovation, sur l’ensemble de la filière de production et de distribution d’eau potable.
Des travaux de recherche agronomique sont ainsi menés sur les captages de la régie, en particulier le déploiement de bougies poreuses pour mesurer les évolutions sur les quantités de nitrates lessivés dans les eaux en fonction des pratiques culturales.
S’agissant des techniques de traitements de l’eau, l’entreprise publique mène des études sur le colmatage et le vieillissement membranaire. Un pilote semi-industriel d’ultrafiltration a été mis en place dès 2013 sur le site de L’Haÿ-les-Roses. L’objectif ? Utiliser moins de réactifs dans les processus de filtration, consommer moins d’énergie, tout en augmentant la durée de vie des membranes.
Enfin, Eau de Paris se prépare à moderniser son parc de compteurs. L’entreprise a à ce titre conduit des expérimentations pour comparer les nouvelles technologies radio de télé-relevé.

« Depuis des années, Eau de Paris démontre que l’excellence en R&D est aussi du côté des entreprises publiques. En nous dotant d'un comité scientifique, nous voulons affirmer le rôle primordial de la recherche publique, en priorité sur les questions sanitaires mais aussi pour la préservation de la ressource en eau » rappelle à cette occasion Célia Blauel, Présidente d’Eau de Paris.

Usine de l'Haÿ-les-Roses
Ultrafiltration membranaire de l'usine de production d'eau potable de l'Haÿ-les-Roses
©François Grunberg

Chiffres clés en R&D

•    1,9 M€ consacré aux activités de recherche et développement par Eau de Paris en 2015 soit 0,79 % du produit de ses ventes d’eau.
•    13 personnes (docteurs en sciences, ingénieurs, techniciens…) composent l’équipe R&D du laboratoire.

Liste des membres du comité scientifique

  • Hervé Galard, Professeur à l’Université de Poitiers, Directeur de l’équipe Chimie de l’eau et Traitement des Eaux (ENSIP) spécialiste dans le domaine de la caractérisation et de la réactivité des matières organiques naturelles dans les filières de traitement (procédés membranaires…).
  • Christophe Gantzer, Professeur à l’Université de Nancy, Directeur Adjoint de l’équipe Chimie Physique et Microbiologie pour l’Environnement (l’UMR 7564). Spécialistes des virus entériques et des phages dans l’eau, leurs moyens de détection et de génotypage. il travaille actuellement principalement sur le devenir des phages dans la matrice hydrique et de leur interaction avec la matière organique.
  • Benoit Cournoyer, Directeur de Recherche au CNRS, responsable de l’équipe Bactéries Pathogènes Opportunistes et Environnement (UMR 5557), spécialiste de l’ l’écologie des maladies infectieuses. Son équipe se focalise sur le devenir, l’origine, l’évolution et la diversité des microorganismes infectieux opportunistes, ainsi que sur l'analyse de la diversité génétique par des techniques de génotypage de pointe.
  • Emmanuelle Cambau, PU-PH, co-directrice du CNR mycobactéries, son équipe hospitalo-universitaire s’intéresse principalement à la diversité et à l’origine des infections à mycobactéries non tuberculeuses.
  • Jean Carre, Professeur honoraire à l'École des Hautes Études en Santé Publique Hydrogéologue, il a coordonné la rédaction de plusieurs ouvrages de référence dans le domaine de l'hydrogéologie.
  • Valerie Pichon, Professeur à Paris VI, responsable du laboratoire Sciences Analytiques, Bioanalytiques et Miniaturisation, codirectrice du laboratoire (UMR 8231) situé à l’ESPCI. Ses recherches se focalisent actuellement sur le développement de matrices sélectives (phases stationnaires à base d'anticorps ou polymères à empreintes moléculaires) pour l’extraction de composés organiques ou inorganiques dans des échantillons complexes.
  • Jean-Marc Meynard, directeur de recherche à l’INRA.

Des représentants des partenaires au sein de la Ville de Paris sont également représentés :

  • Sandrine Winant, Chef de la Section Politique des Eaux
  • Philippe Janneteau, Conseiller Scientifique et Technique pour le SIAAP
  • Brigitte Durand, Direction de la Propreté et de l’Eau
  • Yann Françoise, pour la Ville de Paris

Communiqué de Presse

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