DEVELOPPEMENT DURABLE

Après une longue période d’absence, pensez à évacuer l’eau qui a stagné dans vos canalisations avant toute utilisation pour des usages alimentaires. Évacuez les premières eaux avec la chasse d’eau ou l’arrosage des plantes par exemple.

Dans la salle de bain :

  • Privilégiez les douches qui nécessitent deux fois moins d’eau que les bains ;
  • Installez des économiseurs d’eau qui vous permettront de diminuer de 15% environ vos factures d’eau ;
  • Rincez-vous les dents à l’aide d’un gobelet et utilisez un bol d’eau pour nettoyer votre rasoir ;
  • Limitez les doses de savon et shampoing.

Dans la maison :

  • Privilégiez les produits d’entretien et de ménage éco-labellisés ou naturels comme le vinaigre blanc, le bicarbonate de soude ou le savon de Marseille ;
  • Limitez les doses de détergent pour laver le linge, la vaisselle et la maison ;
  • Suivez les doses indiquées par les fabricants sur les emballages ;
  • Ne jeter pas n’importe quel produit dans l’évier ou les toilettes. Les déchetteries permettent de recueillir les huiles usagées, les solvants ou les produits détergents.
  • A la fin de la journée, si l’eau de la carafe n’a pas été bue, elle peut être utilisée pour laver la salade, faire cuire les pâtes, arroser les plantes, etc.

Pour vos balades dans Paris, munissez-vous d’une gourde pour la remplir aux fontaines publiques de la Ville.

LE SAVIEZ-VOUS ?

  • Un bain : 120 à 150 L
  • Une douche : 20 à 60 L
  • Un lave-vaisselle : 10 à 18L
  • Une vaisselle à la main : 10 à 20 L
  • Un lave-linge : 39 à 84 L
  • Une chasse d’eau : 3 à 12 L
  • Un robinet qui goutte : 35m3/an = 101€     

Vous pouvez estimer votre consommation d’eau journalière ou voir d'autres éco-gestes.

Une plus grande efficacité des réseaux d’assainissement et des stations d’épuration a entraîné une amélioration de la qualité des eaux de la Marne et de la Seine. En matière d’eaux souterraines, certains captages ont connu une dégradation de leur qualité au cours de la seconde moitié du 20ème siècle, en lien avec le développement de l’agriculture sur les bassins d’alimentation correspondants. Des actions de protection sont désormais mises en œuvre avec les agriculteurs concernés afin de réduire l’impact des pratiques agricoles sur la qualité des eaux souterraines.

Comment préserver la qualité de cette ressource ?

Paris dispose de plus de 850 hectares de périmètres de protection immédiats en pleine propriété, entretenus sous forme de prairies ou de bois sans aucun intrant, afin de protéger l’environnement immédiat des captages. Autour de ces terrains, certaines activités sont réglementées, voire interdites pour protéger les eaux captées. Une procédure de Déclaration d’Utilité Publique permet la mise en place de cette protection dans le cadre des périmètres rapprochés et éloignés. Aujourd’hui, les stations de traitement de Joinville et d’Orly, les captages alluvionnaires dans les vallées de l’Avre, de l’Eure, de la Seine et de l’Yonne, les sources du Durteint et du Dragon, près de Provins, bénéficient de cette protection. Les procédures concernant les autres captages, exploités pour alimenter Paris en eau potable, sont en cours. Sur l’ensemble des bassins d’alimentation, l’ensemble des acteurs, agriculteurs mais aussi industriels, collectivités ou particuliers, sont incités à adopter des comportements susceptibles de réduire la pollution des eaux. A titre d’exemple, les sols nus devront désormais être couverts à l’automne afin de retenir les nitrates présents dans le sol. Certains Conseils Généraux et certaines communes ont par ailleurs totalement proscrit l’usage d’herbicides pour entretenir leur domaine. Les captages les plus sensibles pour Paris sont classés prioritaires au sens du Grenelle de l’Environnement et font l’objet à ce titre d’une procédure règlementaire visant à améliorer leur protection. Dans les bassins d’alimentation des sources de la Voulzie près de Provins, de la vallée de la Vanne près de Sens ou de la vallée de l’Avre en Eure-et-Loir, les agriculteurs sont encouragés financièrement à se convertir à l’agriculture biologique ou à réduire les quantités de nitrates ou de pesticides utilisés. L’ensemble de ces actions vise à préserver la qualité des ressources et ainsi limiter le traitement de l’eau au minimum nécessaire pour garantir sa qualité.