QUALITE DE L’EAU DU ROBINET

L’eau de Paris respecte les 56 paramètres de potabilité définis par le Code de la Santé publique dans le cadre des normes européennes qui forment le standard de la qualité sanitaire le plus élevé au monde. Elle ne présente aucun risque pour la santé d’une personne qui en consommerait toute sa vie. Ainsi l’eau est le produit alimentaire le plus surveillé par les pouvoirs publics. C’est la raison pour laquelle l’État impose à tous les distributeurs d’eau en France un contrôle périodique et approfondi de sa qualité. Plus un service public alimente une population importante, plus il est astreint à effectuer des contrôles fréquents. Paris est donc soumise au plus grand nombre de contrôles sanitaires. Approvisionner Paris en eau, c’est donc avant tout garantir une eau de qualité 24 heures sur 24, en toutes circonstances. Depuis son captage jusqu’au robinet des usagers, l'eau distribuée subit un double contrôle : externe par un laboratoire indépendant agrée par le Ministère en charge de la Santé (contrôle sanitaire) et interne par le Laboratoire d’Eau de Paris (surveillance sanitaire) qui dépend de la direction de la recherche, du développement et de la qualité de l’eau.

La synthèse des analyses du contrôle sanitaire effectuées est publiée tous les mois par l'Agence Régionale de Santé d'Ile-de-France. Elle est également disponible dans les mairies d’arrondissement et sur www.eaudeparis.fr.

La surveillance sanitaire, assurée par le Laboratoire d’Eau de Paris, s’effectue plusieurs fois par jour (voire par heure) tout au long du circuit : prélèvement dans le milieu naturel, traitement, transport, distribution, robinet de l’usager.

L’eau de Paris est ainsi le produit alimentaire le plus contrôlé avec plusieurs centaines de milliers d'analyses, ce qui représente plus d’un million de mesures de qualité réalisées par an. L’eau de Paris est aussi la mieux tracée avec en moyenne dix points de contrôle, de la ressource au point de consommation. Eau de Paris assure également un suivi, en continu, du taux de chlore présent dans l’eau qui circule dans le réseau.  L’eau de Paris est donc contrôlée 24h/24, 7j/7. Au sein d’Eau de Paris, 82 personnes travaillent à la direction de la recherche, du développement et de la qualité de l’eau dont 70 personnes sont responsables des analyses, des contrôles et de la recherche.

En France, la norme de potabilité repose sur des directives européennes. Une cinquantaine de paramètres est contrôlée de manière très stricte. De cette façon, si une personne boit, chaque jour et pendant toute sa vie, une eau dans laquelle la valeur limite d’un de ces paramètres est légèrement dépassée, il y a, au maximum, une chance sur un million qu’elle soit malade. Le niveau de risque est comparable à ce qui est appliqué aujourd’hui en matière de sécurité aérienne.

Pourquoi certaines communes ont-elles des dérogations à cette norme ?

À Paris, l’eau est tout à fait conforme à la norme de potabilité, comme dans 97 à 98 % des communes françaises. Cependant, dans quelques communes, la valeur admissible de certains paramètres, qu’ils soient chimiques ou microbiologiques, peut être dépassée (les nitrates ou le fluor par exemple). En effet, si cette eau n’est pas conforme au sens réglementaire du terme pour un paramètre, ayant un dépassement minime constaté, cette eau peut être bue sans danger avéré.

Le laboratoire d'Eau de Paris suit régulièrement, depuis plusieurs années, les teneurs en résidus médicamenteux présents dans la Seine et la Marne en dehors de toute obligation réglementaire dans le cadre de son auto-surveillance. Cette recherche porte sur 40 résidus médicamenteux représentant les 7 familles principales de médicaments ; les antidépresseurs font partie des familles régulièrement suivies. Aujourd’hui, tous les paramètres contrôlés peuvent être traités par nos usines. La seule chose qui évolue est le coût du traitement. Les programmes de recherche permettent de découvrir de plus en plus de substances dans l’eau, dont on ignorait la présence auparavant… comme les résidus médicamenteux.

Depuis une quinzaine d'années, des résidus médicamenteux sont retrouvés dans les eaux de rivières car certaines stations d'épuration ne sont pas équipées pour les retenir. Ces résidus se retrouvent à des concentrations très faibles (de l'ordre du milliardième de gramme par litre (ng/L)).

Eau de Paris suit en permanence l'évolution de ces contaminations. Si les contrôles effectués confirment la présence de résidus de médicaments dans l'eau de la Seine, ils montrent également l'absence de ces substances dans l'eau du robinet, au-delà d’éventuelles traces. Pour les traces de résidus retrouvées dans l'eau brute, les quantités détectées sont extrêmement faibles. Les concentrations  sont en effet de quelques dizaines de nanogrammes par litre et se situent juste à la limite du quantifiable. Les scientifiques considèrent qu’a priori ces concentrations sont bien trop faibles pour induire un quelconque risque pour la santé humaine. Il faudrait boire des centaines voire un millier de mètres cubes d’eau par jour pour arriver à une dose thérapeutique d’aspirine par exemple. Les consommateurs peuvent donc boire de l'eau du robinet sans retenue et sans aucune crainte pour leur santé.

Les produits les plus fréquemment rencontrés dans les eaux de surface sont variés, mais sont principalement des antibiotiques, des anti-inflammatoires, des antidépresseurs et des antalgiques (paracétamol). Ces molécules peuvent provoquer des effets perturbateurs endocriniens sur un certain nombre de populations animales vivant dans les eaux. C’est le cas des stéroïdes que l’on trouve dans la pilule contraceptive et dont les résidus évacués depuis les toilettes peuvent se retrouver dans la nature. Ces résidus ne faisaient pas l’objet d’analyse par le passé mais en font l’objet depuis plus de trois ans. Depuis une campagne d’étude est conduite par le laboratoire d’hydrologie de l’Agence nationale de sécurité sanitaire à Nancy, qui fait des recherches sur les ressources en eau et jusqu’au domicile des usagers.

À l’issue de son traitement sur les différents sites de production, l’eau est chlorée afin de garantir sa qualité sanitaire pendant son transport jusqu’au domicile de l’usager. Chez l’usager, la teneur est limitée à 0,1 mg/l (la limite sanitaire fixée par l’OMS est de 5 mg/l). Cette dose ne présente pas de risque pour le consommateur, mais peut, notamment lors des variations de température, s’avérer désagréable à l’odeur et au goût.

Le chlore permet de limiter ou contenir le développement des biofilms. Il exerce donc un « effet protecteur » vis-à-vis de contaminations possibles du réseau de distribution. Il est un indicateur de l’intégrité du réseau ou des modifications de la qualité de l’eau dans le réseau de distribution.

Le remède : pour éliminer l’éventuel goût de chlore de l’eau, il convient de laisser l’eau quelques heures au réfrigérateur dans une carafe propre et fermée.  

La dureté de l’eau est la concentration totale en sels de calcium et magnésium. Elle est exprimée en degré français : 1 °f (degré français) correspond à 4 mg de calcium par litre d’eau.

 

  • Eau dure : supérieure à 30 °f
  • Eau moyennement dure : entre 15 et 30 °f
  • Eau douce : inférieure à 15 °f

 

La dureté de l’eau de Paris est comprise entre 20 et 30 °f.

Le bicarbonate de calcium, présent dans l’eau froide, précipite quand l’eau est chauffée, à partir de 60 °C environ. Elle perd alors son gaz carbonique. Le calcium se transforme en calcaire. C’est ce dernier qui provoque des dépôts de tartre. Vous pouvez facilement les limiter en réglant votre chauffe-eau à une température comprise entre 55 et 60 °C.

Essentiel pour la croissance et la solidité des os, le calcium nous est fourni à 70 % par les produits laitiers. Avec une moyenne proche de certaines eaux minérales naturelles (de 80 à 100 mg/l), la consommation quotidienne d’un litre d’eau de Paris couvre 10 % de nos besoins journaliers en calcium, et 25 % pour un enfant. Dissous dans l’eau, il est très bien assimilé par l’organisme. La provenance du calcium dans l’eau du robinet vient des eaux souterraines (bassin calcaire) et de l’eau de la Seine et de la Marne.

A quoi sont dus les dépôts de tartre ?

Le calcaire est un dépôt (que l’on appelle aussi « tartre ») de deux éléments (calcium et magnésium) présents dissous dans l’eau mais qui précipitent dans certaines conditions (température, pH). Ce dépôt est utile pour protéger les canalisations de distribution. Mais en excès, il obstrue les canalisations, y compris dans les appareils ménagers. On mesure la quantité potentielle de calcaire par la notion de dureté ou titre hydrométrique (TH). L’unité de mesure utilisée couramment en France est le degré français (F). Vous pouvez limiter les dépôts de calcaire en réglant votre chauffe-eau à une température comprise entre 55 et 60°C.

L’eau est la seule boisson physiologiquement nécessaire pour s’hydrater. Principal constituant de notre organisme, elle représente 60% de la masse corporelle d’un adulte, et jusqu’à 75% de celle des nourrissons. L’eau de Paris est une eau adaptée à tous les publics, car c’est une eau équilibrée en sels minéraux. Elle contient du magnésium, du calcium et du sodium en juste quantité.

Le magnésium est indispensable à l’équilibre nerveux et musculaire. Comme l’organisme ne le stocke pas, il faut un apport quotidien et régulier auquel l’eau de Paris contribue.

Le fluor permet de protéger les dents des caries. Mais, à forte dose, il est toxique. Avec un taux très faible de fluor, l’eau de Paris peut être bue sans danger par tous et particulièrement par les enfants.

Enfin, le sodium est nécessaire pour maintenir l’équilibre hydrique de l’organisme, et pour le bon fonctionnement des muscles et des nerfs. Mais trop de sodium peut entraîner des effets nuisibles. L’eau de Paris contient en moyenne 10 mg/l de sodium. Elle est donc adaptée aux personnes suivant un régime hyposodé. 

A Paris, le risque principal d’intoxication par le plomb, appelé « saturnisme », est lié à l’ingestion par de jeunes enfants d’écailles ou de poussières de certaines vieilles peintures. Il n’y a jamais eu de cas de saturnisme à Paris lié à la consommation de l’eau du robinet. L’eau de Paris ne contient pas de plomb. Sa présence éventuelle au robinet du consommateur serait due aux canalisations en plomb de vieux immeubles construits avant 1950 et à la stagnation de l’eau dans ces canalisations. Pour éviter tout risque, Eau de Paris a mis en œuvre un traitement à base d’ortho-phosphates. Ce traitement garantit un taux inférieur à 25 mg/litres (microgrammes) au robinet du consommateur, norme de qualité actuellement en vigueur. En 2013, cette norme sera réduite à 10 mg/l en application de la législation européenne. Le traitement aux ortho-phosphates ne permettant pas de respecter cette limite, il est recommandé aux bailleurs et propriétaires de faire diagnostiquer la présence éventuelle de canalisations en plomb (parties communes ou logement) et de prendre les dispositions qui relèvent de leur responsabilité s’agissant des réseaux intérieurs. Eau de Paris propose une analyse des paramètres de qualité de l’eau en sortie du robinet.

La pose de canalisations en plomb est interdite depuis 1995. Le remplacement des branchements en plomb a été effectué sur la quasi-totalité du réseau public parisien. Certains travaux sont encore en cours dans un très faible nombre de bâtiments du fait de la difficulté d’accès. Néanmoins, Eau de Paris poursuit les actions en cours pour terminer ces travaux pour 2013.

Les ortho-phosphates sont une substance chimique sans risque pour la santé. Ce traitement est agréé par le ministère de la Santé, suite à l’avis favorable de l’AFSSA (Agence française de sécurité sanitaire des aliments). Comment ça marche ? Une fine pellicule se dépose en continu sur la canalisation, isolant la canalisation de l’eau et réduisant ainsi le risque de dissolution du plomb dans l’eau. 

Les pesticides sont des substances toxiques dangereuses pour la santé. Il en existe de trois types : herbicides (désherbants), fongicides et insecticides. La France est d’ailleurs le premier utilisateur européen de pesticides (environ 94% utilisés par les agriculteurs, 3% par les collectivités et 3% par les particuliers). Les pesticides se retrouvent partout dans la nature, que ce soit dans l’air, dans les sols et dans les eaux brutes. La contamination des ressources en eaux « brutes », utilisées pour la production d'eau potable, provient du lessivage des végétaux traités et des sols par la pluie qui ensuite ruisselle dans les eaux de surface (rivières, fleuves, lacs...), et les eaux souterraines dans lesquelles l'eau s'infiltre. Par précaution, et pour tenir compte des risques liés à ces substances dans la nature, la norme de potabilité de l’eau potable (0,1 mg/l pour chaque pesticide) est donc très stricte. L’Europe et la France ont ainsi manifesté leur volonté de ne pas tolérer de résidus de pesticides dans l’eau du robinet. Comme pour tous les produits chimiques, des contrôles rigoureux sont effectués pour mesurer la présence de pesticides dans l’eau. Les usines de traitement d’Eau de Paris sont donc équipées d’un procédé de filtration par carbon actif des pesticides et de leurs résidus, afin de délivrer une eau parfaitement potable exempte de pesticides au robinet des parisiens. La mise en œuvre de charbon actif sous forme de poudre et en grains traite les excès éventuels de pesticides présents dans les eaux souterraines ou dans l’eau puisée dans la Seine et la Marne. Il n’y a ainsi aucune trace de pesticides dans l’eau de Paris à la sortie du robinet.

Pour maintenir cette qualité et respecter la norme, la préservation des ressources est une impérieuse nécessité. Ainsi, en parallèle des traitements performants, Eau de Paris mène également de nombreuses actions préventives avec les agriculteurs pour développer des pratiques agricoles plus raisonnées afin de réduire voire supprimer l’utilisation des pesticides dans les régions où elle prélève les eaux souterraines. Eau de Paris travaille aussi avec les collectivités locales pour modifier les pratiques de désherbage  et d’utilisation des insecticides et fongicides qui sont aussi des causes importantes de diffusion des pesticides, mais aussi l'utilisation domestique de ces mêmes produits. 

Les nitrates sont présents naturellement dans de nombreux aliments (charcuterie, légumes, fruits, etc.). Leur consommation excessive - en particulier par les nourrissons et les jeunes enfants - présente des inconvénients pour la santé, notamment s’ils se décomposent en nitrites dans l’organisme. La norme de qualité (50mg/l) d’origine européenne, conditionne la potabilité de l’eau. Elle a été déterminée en vertu d’un principe de prévention pour protéger la qualité des ressources utilisées pour l’alimentation en eau potable et en tenant compte des différentes sources d’exposition alimentaire. Largement en dessous de la norme, l’eau de Paris, avec une teneur variant de 20 à 38 mg/l durant l’année, ne présente donc aucun risque en termes de nitrates. Elle peut être bue sans aucun risque pour la santé toute l’année. La pathologie en cause est la méthémoglobine.

La multiplicité des centres de production et le maillage du réseau de distribution sécurisent l’approvisionnement parisien. Des systèmes de surveillance permettent de veiller à la qualité de l’eau sur l’intégralité de son parcours. Quand une eau n’est pas conforme aux critères de qualité à une étape donnée, elle n’est pas admise à l’étape suivante et ne peut donc pas être distribuée. En cas de pollution accidentelle, l’eau concernée est isolée du réseau de distribution et la production est assurée par d’autres sources d’approvisionnement. 

Les "PCB" ou polychlorobiphényles sont des composés aromatiques chlorés, dérivés du biphényle industriellement synthétisé. Ils représentent une famille de 209 composés. Ce sont (selon leur composition en chlore) des liquides plus ou moins visqueux voire résineux, insolubles dans l'eau, incolores ou jaunâtres, à forte odeur aromatique. Thermiquement très stables, ils ne se décomposent qu'à des températures dépassant 1 000 °C. Grâce à leur inertie chimique, ils sont peu sensibles aux acides, bases et oxydants. Ils peuvent dissoudre ou ramollir certains caoutchoucs et matières plastiques. Les PCB ont été massivement utilisés entre les années 1930-1970. Leurs propriétés thermiques, d'isolant électrique et d'ininflammabilité ont conduit à leur utilisation pour l'isolation électrique et le refroidissement des transformateurs et des condensateurs électriques. Ils ont aussi été utilisés dans les moteurs de pompe, fours à micro-ondes, ou comme additifs d’huiles ou de produits de soudures. Les PCB ont en commun une longue durée de vie liée à leur grande stabilité chimique et physique et une faible biodégradabilité. Ceci explique les quantités importantes rejetées dans l'environnement qui persistent dans les sols et les sédiments terrestres et aquatiques et leur accumulation dans la chaîne alimentaire jusqu’à l'espèce humaine. Les propriétés physico-chimiques des PCB (très faible solubilité dans l’eau et forte lipophilie) expliquent qu’ils se retrouvent essentiellement dans les sédiments et les matières en suspension des eaux de surface. En cas d’infiltration dans les horizons superficiels du sol, ils se fixent et sont donc peu présents dans la phase liquide. Les étapes de clarification des eaux de surface pratiquées à Eau de Paris constituent une barrière contre les PCB éventuellement présents dans les matières en suspension. Par conséquent, les PCB sont absents des eaux distribuées au robinet de l’usager.

Si vous pensez avoir du plomb dissous dans votre eau parce que les canalisations de votre
immeuble sont en plomb, voici quelques recommandations simples à mettre en œuvre :

 

  • Le soir, remplissez une carafe d’eau après le dîner et placez-la au frais. Vous la boirez le lendemain.
  • Le matin, pensez à prélever dans votre cuisine l’eau de boisson pour le café ou le thé après d’autres usages tels que la toilette, la douche ou après avoir tiré la chasse d’eau. Cela permet d’utiliser l’eau qui a stagné pendant la nuit dans les canalisations pour des besoins non alimentaires et de « rincer » ces canalisations.

On reconnaît les canalisations en plomb à l’absence de raccord. Le plomb est en effet un matériau malléable qui se tord facilement. Pour différencier le plomb, de couleur gris sombre, des autres matériaux, sachez que le zinc est mat et le cuivre rouge orangé. Si votre copropriété ou votre bailleur souhaitent effectuer un diagnostic, ils peuvent s’adresser à Eau de Paris en composant le numéro unique : 0974 506 507 (appel non surtaxé).

 

Sachez également qu’Eau de Paris a mis en œuvre un traitement à base d’ortho-phosphates pour éviter tout risque. Ce traitement garantit un taux inférieur à 25 µg/l (microgrammes) au robinet du consommateur, norme de qualité actuellement en vigueur. En 2013, cette norme sera réduite à 10 µg/l en application de la législation européenne. Le traitement aux ortho-phosphates ne permettant pas de respecter cette limite, il est recommandé de faire diagnostiquer la présence éventuelle de canalisations en plomb (parties communes ou logement).

Le traitement permet qu’une fine pellicule se dépose en continu sur la canalisation, isolant la canalisation de l’eau et réduisant ainsi le risque de dissolution du plomb dans l’eau.

L’eau de Paris ne contient pas de plomb. Sa présence éventuelle au robinet du consommateur serait due aux canalisations en plomb des vieux immeubles et à la stagnation de l’eau dans ces canalisations. Pour éviter tout risque, Eau de Paris a mis en œuvre un traitement à base d’ortho-phosphates. Ce traitement garantit un taux inférieur à 25 µg/l (microgrammes) au robinet du consommateur, norme de qualité actuellement en vigueur. En 2013, cette norme sera réduite à 10 µg/l en application de la législation européenne. Le traitement aux ortho-phosphates ne permettant pas de respecter cette limite, il est recommandé de faire diagnostiquer la présence éventuelle de canalisations en plomb (parties communes ou logement).

Le remplacement des canalisations en plomb a été effectué sur le réseau public parisien par les distributeurs privés et s'est terminé au 1er janvier 2010.  Certains travaux sont encore en cours dans un très faible nombre de bâtiments du fait de la difficulté d’accès aux canalisations. Néanmoins, Eau de Paris poursuivra les actions en cours pour terminer ces travaux.

Dans les voies privées, ces travaux doivent être réalisés à l’initiative des propriétaires de ces voies et à leurs frais. Il revient donc aux gestionnaires et propriétaire de faire un diagnostic complet de leur installation pour bien identifier la nature des matériaux en contact avec l’eau et de prévoir le cas échéant les travaux de réhabilitation ou de remplacement qui s’imposent.