Le Colorado, le fleuve qui n'atteint plus la mer

Du 30 mai au 31 mars 2017 au Pavillon de l’eau, Eau de Paris présente pour la première fois en France le travail photographique de Franck Vogel à travers son exposition « Le Colorado - Le fleuve qui n’atteint plus la mer ». Bien précieux et fragile qu’il devient urgent de préserver, l’eau douce se retrouve de plus en plus souvent au cœur de tensions interrégionales pour son contrôle et son exploitation. Illustration à travers une série de magnifiques clichés du Colorado, artère vitale du sud-ouest américain.

Eau de Paris L’eau a choisi de s’associer à ce projet en l’exposant au Pavillon de l’eau (16e arr.) afin de sensibiliser le grand public aux enjeux d’une préservation durable de l’environnement. Alors que son Conseil d’administration a approuvé en avril 2016 ses engagements pour une protection des ressources en eau, l’entreprise publique invite les visiteurs de l’exposition à s’interroger sur les risques liés à la surexploitation de l’eau, réel péril de ce bien commun rare et précieux.

Des tensions de plus en plus fortes dans certaines régions du monde

L’eau est en effet un bien vital et les fleuves transfrontaliers sont depuis plusieurs décennies maintenant au cœur des enjeux et des tensions liés à l’eau. Malgré certains exemples de bonne gestion, l’humain continue dans de nombreux endroits du monde à polluer les rivières, les mers et les océans. Et nombreux sont les pays qui se disputent aujourd’hui le contrôle de territoires riches en eau douce. 

Dans un contexte de changements climatiques et alors que les enjeux liés à la pollution et à la raréfaction de la ressource en eau sont de plus en plus dans toutes les régions du monde, le grand fleuve américain Colorado fait face à d’autres difficultés, telles que la surexploitation de ses eaux qui l’empêche désormais de se jeter dans la mer de Cortez, au Mexique. 

Une artère vitale du sud-ouest américain aujourd’hui en danger

Le fleuve Colorado, qui s’étend sur 2 330 kilomètres des montagnes Rocheuses jusqu’au Golfe de Californie, fournit une bonne partie de l’eau douce à près de 30 millions de personnes aux Etats-Unis et au Mexique. Il soutient également une production d’électricité qui couvre les besoins de 3 millions d’habitants et permet d’irriguer 15 % des cultures des Etats-Unis. Artère vitale du sud-ouest américain, c’est aussi le seul fleuve au monde à ne plus se jeter dans la mer, les barrages américains l’empêchant de s’écouler au Mexique.

Le saviez-vous ?
Le Colorado a passé plus de quarante millions d’années à creuser le Grand Canyon américain. Il aura pourtant suffi du seul XXe siècle pour le mettre en péril.

Abordant la question de la surexploitation des eaux du Colorado pour l’agriculture, l’alimentation en eau potable des villes telles que Las Vegas ou encore pour le tourisme, l’exposition insiste également sur l’importance de ce fleuve vital pour la survie des populations locales telles que les Indiens Navajos ou pour la production d’énergie.

L’eau, bien commun de l’humanité, essentielle à la vie et pourtant de plus en plus rare

Eau de Paris et Franck Vogel souhaitent, à travers cette exposition photographique, alerter sur l’importance de ce fleuve mais aussi sur les dérives qu’il subit. Il s’agit de sensibiliser le public sur la nécessaire préservation de l’eau, bien commun de l’humanité, essentiel à la vie, et en particulier sur les dangers auxquels les Etats-Unis et le Mexique sont aujourd’hui confrontés, dangers qui demain, si l’on n’y prête pas attention, pourraient concerner la France et Paris en particulier.

Exposition didactique et interactive, elle fait appel au numérique et surtout à la réalité augmentée. Favorisant une expérience en relation directe et étroite avec le photographe, l'application immersion tools permet ainsi de découvrir à l’aide d’une tablette ou d’un smartphone davantage de photos que celles qui seront affichées et d’accéder à des commentaires de Franck Vogel sur le contexte de sa prise de vue.